Louisianes
Invitation aux jeunes de 18 à 27 ans
25-29 août 2010
La Cotellerie (53 170 Bazougers)
(à une quinzaine de kilomètres à l'est de Laval)
Aux persécutions de la Révolution française succède une mise sous tutelle de l'Eglise à l'époque napléonienne avec le catéchisme impérial ou l'exil forcé du pape à Fontainebleau. De 1830 à 1880, piété mariale et dévotion au Sacré-Coeur constituent les fondements du renouveau spirituel de l'époque. A la charnière du XIXe et du XXe siècle, la IIIe République manifeste un vif anticléricalisme. Au cours de la première moitié du XXe siècle se développent les patronages, le scoutisme, l'Action catholique et une littérature chrétienne. La contestation de l'après-Deuxième Guerre mondiale culmine avec "Mai 1968" et la remise en cause de l'autorité, notamment du magistère de l'Eglise. Depuis lors, la pratique religieuse diminue mais les signes d'un renouveau qualitatif se manifestent également.
Au milieu des années 1930, les idéologies totalitaires qui veulent dominer l'Europe cherchent parfois des justifications jusque dans la théologie chrétienne. Parmi les voix qui s'élèvent pour clarifier le débat, celle d'Erik Peterson, théologien allemand qui a fui l'Allemagne nationale socialiste. Il s'oppose à Carl Schmitt, prestigieux juriste catholique passé au service du Troisième Reich. Aux ambiguïtés de la "Théologie Politique" de Schmitt, Peterson oppose en particulier la figure du martyr, et condamne l'instrumentalisation de la foi par l'idéologie. De nombreux martyrs du national socialisme et du communisme témoigneront, en versant leur sang, de la justesse de ces vues.
Aujourd'hui encore, alors que la pensé de Carl Schmitt continue de séduire et que les chrétiens s'interrogent sur leur rapport à la politique et au politique, ce débat et ses enjeux restent actuels.